30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant

30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant

Des progrès encore attendus

Vous le savez, de nombreux médias et réseaux sociaux l’ont relayé : nous fêtons aujourd’hui les 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant.

La France a signé cette convention le 26 janvier 1990 pour une mise en application le 6 septembre. Et nous nous félicitons de cet état de fait et des mesures appliquées depuis 30 ans.

Malheureusement, malgré les discours engagés, la France est encore loin d’être exemplaire. Le défenseur des droits le rappelle dans son actualité de vendredi dernier.

Le droit à la santé et le droit des enfants handicapés

Les organisateurs du programme de l’UNESCO pour cette journée ont du faire des choix. Nous le comprenons, même si nous regrettons l’absence d’une partie consacrée au droit à la santé, et notamment, en ce qui nous concerne, aux droits des enfants handicapés.

Nous allons donc rappeler ici-même quelques articles de cette convention. Ce ne sont pas les seuls, ils ne sont pas au-dessus des autres, mais ce sont ceux pour lesquels nous nous battons :

sur le droit à la protection dans le domaine de la santé

Les Etats parties veillent à ce que le fonctionnement des institutions, services et établissements qui ont la charge des enfants et assurent leur protection soit conforme aux normes fixées par les autorités compétentes, particulièrement dans le domaine de la sécurité et de la santé et en ce qui concerne le nombre et la compétence de leur personnel ainsi que l’existence d’un contrôle approprié.

CIDE, article 3.3

sur les droits spécifiques des enfants handicapés

Les Etats parties reconnaissent le droit à des enfants handicapés de bénéficier de soins spéciaux et encouragent et assurent, dans la mesure des ressources disponibles, l’octroi, sur demande, aux enfants handicapés remplissant les conditions requises et à ceux qui en ont la charge, d’une aide adaptée à l’état de l’enfant et à la situation de ses parents ou de ceux à qui il est confié.

CIDE, article 23.2

Eu égard aux besoins particuliers des enfants handicapés, l’aide fournie conformément au paragraphe 2 du présent article est gratuite chaque fois qu’il est possible, compte tenu des ressources financières de leurs parents ou de ceux à qui l’enfant est confié, et elle est conçue de telle sorte que les enfants handicapés aient effectivement accès à l’éducation, à la formation, aux soins de santé, à la rééducation, à la préparation à l’emploi et aux activités récréatives, et bénéficient de ces services de façon propre à assurer une intégration sociale aussi complète que possible et leur épanouissement personnel, y compris dans le domaine culturel et spirituel.

CIDE, article 23.3

sur le droit de bénéficier des services de santé

Les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s’efforcent de garantir qu’aucun enfant ne soit privé du droit d’avoir accès à ces services.

CIDE, article 24.1

Quid du refus d’admission dans un service spécialisé ?

Nous rappelons ici notre engagement et notre action juridique pour dénoncer la décision arbitraire prise par l’ARS Nouvelle-Aquitaine de refuser à l’admission les enfants de plus de 4 ans dans les SESSAD d’intervention précoce spécialisés en autisme.

Nous rappelons aussi que le Centre Expert Autisme du Limousin, qui réalisait cette mission jusqu’au 1er juin 2019, accueillait tous les enfants de 0 à 6 ans sans discrimination.

Ainsi, au regard des articles de la CIDE cités ci-dessus, pouvons-nous considérer que les droits de ces enfants repérés ou diagnostiqués après 4 ans soient respectés ?

Notre réponse est NON. Ces enfants sont privés du droit d’accès à ce service malgré l’article 24.1. Ils ne bénéficieront pas de l’aide adaptée évoquée dans l’article 23.2. Ils verront leurs chances d’accès à l’éducation réduite, ainsi que leur intégration sociale, en dépit de l’article 23.3.

Pour toutes ces raisons, Autisme Limousin continuera de dénoncer ces conditions abusives d’exclusion et de discrimination.

Quelle prise en charge des enfants handicapés à l’école ?

Quelle prise en charge des enfants handicapés à l’école ?

France 3 NoA nous a invité à participé à son émission Disputandum #34 diffusée le 16 octobre dernier.

Ainsi, avec la présidente de Sésame Autisme 87, d’un représentant des enseignants de la Creuse, d’une AESH et d’un représentant de l’inspection académique de Limoges, nous avons discuté des conditions d’inclusion des enfants handicapés dans « l’école ordinaire ».

Accédez ici à l’article sur le site de France 3 NoA.

Centre expert autisme fermé: la chasse aux fake-news

Centre expert autisme fermé: la chasse aux fake-news

Nous avons récemment annoncé publiquement notre action juridique pour demander l’intégration des enfants de 4 à 6 ans. A la suite de cette annonce, nous avons été la cible de différentes attaques sur les réseaux sociaux, et l’ARS a publié ce matin-même un communiqué de presse nous accusant de propos diffamatoires.

Nous tenons à apporter un éclairage factuel sur la situation.

Concernant notre communiqué et notre recours auprès du Tribunal Administratif

On nous prévient : «Comme Autisme Limousin a fait un recours contre l’arrêté d’agrément des SESSAD, il est tout à fait possible que les SESSAD n’ouvrent pas.»

FAUX. Notre recours devant le tribunal administratif dénonce l’arrêté au vu du critère d’admission abusif qui exclut les enfants de plus de 4 ans. Notre argumentaire devant le Tribunal vante les mérites de l’intervention intensive précoce pour tous les enfants et ne demande en aucun cas l’annulation de la création des SESSAD.

On nous accuse : «Si les SESSAD sont bloqués, les enfants n’auront aucune intervention, ce dont à l’évidence Autisme Limousin se moque éperdument.»

FAUX. Nous sommes une association de professionnels et de parents. Le sort des enfants est notre première préoccupation. Cependant, comme expliqué au point précédent, notre action n’a aucunement pour objectif le blocage des SESSAD. Nous ne demandons que la suppression de la limite d’âge d’admission à 4 ans, aucun autre élément de fonctionnement ou de financement des SESSAD n’est remis en cause par notre action.

On nous prête des intentions : «On peut aller au Tribunal Administratif pour salir, c’est le cas…»

FAUX. Notre seul et unique but est la défense du droit de tous les enfants de 0 à 6 ans à bénéficier de l’intervention intensive précoce. Nous sommes avant tout parents d’enfants avec autisme et nous avons bien d’autres choses à faire de nos journées qu’entamer des procédures juridiques lourdes et chronophages. Nous avons déjà demandé la suppression de cette limite par d’autres moyens sans succès, nous utilisons cette démarche comme un ultime recours.

On peut se poser la question : qui fait preuve de diffamation dans ces échanges ?

Concernant la limite d’âge à 4 ans dans les critères d’admission

On nous répond : «Tous les enfants pourront bénéficier du SESSAD jusqu’à 6 ans.»

FAUX. Le cahier des charges de l’appel à projet est limpide sur ce point : les enfants ne pourront bénéficier des SESSAD que si l’admission se fait avant l’âge de 4 ans. Seuls les enfants admis avant cet âge seront ensuite accompagnés sur une durée de 2 ans pouvant aller jusqu’à leurs 6 ans.

On nous explique : «L’âge de 4 ans correspond aux études anglo-saxonnes qui s’arrêtaient à 4 ans.»

Partiellement VRAI. Le cahier des charges de l’appel à projet pour la création des SESSAD justifie cette limite d’âge en interprétant de façon erronée les recommandations publiées par la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence Nationale de l’Evaluation et de la qualité des établissements et Services sociaux et Médico-sociaux (ANESM) en 2012.

On nous répète : «Comme le préconise la Haute Autorité de Santé, les interventions doivent se faire précocement, soit avant 4 ans et pour une durée pouvant aller de 18 mois minimum à 2 ans, soit jusqu’à l’âge de 6 ans.»

Communiqué de presse de l’ARS

FAUX. En effet, la HAS recommande un démarrage de l’intervention intensive précoce avant 4 ans, mais se prononce de façon moins directive pour les enfants de plus de 4 ans, en raison de la rareté des études évaluant ces interventions pour ces âges.

Il s’agit d’une interprétation erronée de ces recommandations, car le rapport de la HAS mentionne lui-même «Ce seuil de 4 ans a été proposé dans la mesure où les interventions qui ont fait preuve de leur efficacité concernent majoritairement des interventions précoces débutées avant 4 ans. Cependant, il doit être interprété avec discernement, notamment pour les enfants dont le diagnostic est tardif.»

Or :

  • Les résultats produits par le Centre Expert Autisme permettent de se faire une idée assez claire de l’efficacité de ces interventions, même lorsqu’elles ont démarré après 4 ans (nous rappelons que le nombre d’élèves admis en CP a été multiplié par 3,8 en 2 ans grâce à l’activité du Centre Expert).
  • Le fait que l’intervention intensive précoce soit plus efficace si elle commence avant 4 ans (ce avec quoi nous sommes d’accord) justifie-t-il d’exclure du dispositif les enfants ayant dépassé cet âge ?
  • Les autres structures médico-sociales précoces (CAMSP par exemple) accompagnent les enfants jusqu’à 6 ans. Les structures prenant la suite acceptent les enfants à partir de cet âge. Les parents d’enfants diagnostiqués entre 4 et 6 devront donc attendre les 6 ans de leur enfant pour accéder à un SESSAD non précoce et se débrouiller seuls en attendant ?

Concernant l’activité et le financement des SESSAD d’intervention précoce

On nous indique : «En France, on fait comme on peut et le plus souvent les interventions commencent hélas tardivement.»

VRAI, et c’est une raison de plus pour ne pas mettre de côté par principe les enfants de plus de 4 ans.

On nous demande : «Vous n’imaginez quand même pas qu’on va mettre les enfants dehors à 4 ans et s’amuser avec le reste de l’argent ?»

NON, nous avons pleinement confiance envers les professionnels des SESSAD et nous savons qu’ils accompagneront les enfants du mieux qu’ils le peuvent. Cependant, le cahier des charges auquel ils sont soumis leur impose ce critère d’admission.

S’ils souhaitent passer outre et ne pas respecter cette limite, ils auront tout notre soutien.

On nous rappelle : «L’argent du centre expert a non seulement été préservé mais augmenté pour ouvrir les 3 SESSADs.»

VRAI et incohérent, ajouter une limite d’âge à l’admission en augmentant les budgets est d’autant plus incompréhensible.

On nous détaille : «Les SESSAD d’intervention intensive précoce en Limousin c’est :
– 107 places au total
– 66 places en Haute-Vienne, 36 en Corrèze et 5 en Creuse
Près de 4 millions d’euros alloués par l’ARS»

Communiqué de presse de l’ARS

VRAI et paradoxal. Il est justement très étonnant d’établir un budget aussi élevé pour les SESSAD d’intervention précoce et d’exclure la moitié des enfants du dispositif. Le budget est censé couvrir l’intégralité des besoins pour tous les enfants de 0 à 6 ans, les places ouvertes également. Alors pourquoi établir en même temps une règle empêchant l’accès à ces centres pour la moitié des enfants ? Le financement étant à la hauteur des besoins, quel est l’intérêt de limiter l’âge d’accès ?

On nous ajoute : «Une durée d’autorisation de fonctionnement de 15 ans renouvelables»

Communiqué de presse de l’ARS

VRAI mais incomplet. C’est vrai pour le SESSAD RAPCEAL qui est une création d’une nouvelle structure, ainsi que pour les SESSAD de Creuse et de Corrèze. Cependant, 26 places ont été également attribuée en extension d’un SESSAD pré-existante (Francis Lormier, géré par les PEP87). Cette extension est valable pour 15 ans à compter du 20 juin 2005 (date de création initiale de ce SESSAD). Le renouvellement de ces 26 places sera donc examiné dès 2020.

On nous donne des chiffres :

« Les PEP 87 accompagnent actuellement les 15 enfants qui avaient déjà entamé un parcours d’intervention précoce avant le 1er juillet et 11 nouvelles admissions sont prévues pour septembre, tous âgés entre 0 et 6 ans,
L’ALDP accompagne actuellement 21 enfants dont 14 qui avaient démarré un parcours d’intervention précoce avant le 1er juillet. 16 de ces enfants ont plus de 4 ans»

Communiqué de presse de l’ARS

VRAI mais ça ne change rien au problème. Les enfants qui étaient déjà suivis ou en liste d’attente au Centre Expert Autisme bénéficient de cette intervention précoce. Les enfant qui seront à l’avenir dépistés ou diagnostiqués avant leurs 4 ans en bénéficieront également.
Les autres, et en particulier les enfants de plus de 4 ans diagnostiqués récemment ou non encore diagnostiqués ne bénéficient et ne bénéficieront pas de cet accompagnement, en application de la règle indiquée dans ce même communiqué de presse.

Concernant la position privilégiée du territoire de l’ex-Limousin en matière d’Autisme

On nous reproche : «Chacun des départements de l’ex-Limousin a un SESSAD 0-6 ans bien doté dorénavant. C’est unique en France.»

VRAI. Devons-nous avoir honte de bénéficier d’un service ? Devons-nous accepter que certains en soient exclus pour que d’autres en bénéficient? La limite d’âge à 4 ans s’applique dans chacun de ces départements, le problème reste entier.

On nous écrit : «Concernant le diagnostic des enfants de moins de 6 ans, les familles continuent de s’adresser au CHU de Limoges»

Communiqué de presse de l’ARS

VRAI. Elles sont désormais accueillies dans le cadre du CRA, qui a déjà une liste d’attente de près de 300 personnes (dont une centaine d’enfants de plus de 6 ans). On imagine mal comment le CRA, malgré toute la qualification et les compétences de ses personnels, va pouvoir absorber la charge supplémentaire des diagnostics en attente au Centre Expert (d’où notre première préoccupation).

On développe : «Ces évolutions permettent aujourd’hui d’étendre cet accompagnement aux familles de la Corrèze et de la Creuse qui n’y avaient auparavant que très peu accès. »

Communiqué de presse de l’ARS

VRAI. Et nous sommes très satisfaits de cette extension qui faisait partie du projet initial du Centre Expert Autisme (l’extension à ces deux départements était initialement prévue en 2016). Par contre, la limite d’âge de 4 ans à l’admission est effective également pour ces deux départements.

On nous envie : «Il n’y a que dans l’ex-Limousin qu’il y a un SESSAD d’intervention précoce par département. Nous aimerions bien en avoir autant !»

VRAI. Et nous soutiendrons tous ceux qui auront cette même revendication. Il n’y a pas de raison que le territoire de l’ex-Limousin soit le seul à bénéficier de ces services, la même chose devrait être proposée dans toute la France pour permettre à tous les enfants avec autisme de bénéficier d’une prise en charge de qualité (et ce sans restriction de 0 à 6 ans … et même après).

On nous rafraîchit la mémoire en nous rappelant qu’il existe sur le territoire de l’ex-Limousin de multiples structures autres que les SESSAD, spécialisées en autisme et financées par l’ARS.

VRAI. Mais ces services, aussi pertinents et efficaces soient-ils, sont complémentaires à l’intervention intensive précoce. Nous en profitons d’ailleurs pour saluer l’excellent travail réalisé par l’ensemble de ces structures au service des personnes avec autisme (HandiConsult, PCPE, SERFA, Autisme Recours, les associations locales et pardon à ceux que l’on oublie). Merci à eux.

De façon générale : le fait que certains services existent sur le territoire ou que la situation soit pire ailleurs doit-il nous empêcher de dénoncer les dysfonctionnements ?

Le Limousin était justement un territoire d’expérimentation et d’innovation qui devait servir de modèle. Nous soutenons l’ARS pour tout ce qu’elle a pu proposer sur ce territoire et tout ce qu’elle continue de financer. Nous pouvons travailler ensemble pour augmenter l’efficacité du diagnostic et baisser l’âge moyen de sa réalisation. Dans la situation actuelle, nous ne pouvons accepter que des enfants soient laissés de côté parce qu’ils ne remplissent pas une condition d’âge qui nous semble illégitime.

Centre Expert Autisme du Limousin fermé : enfants menacés

Centre Expert Autisme du Limousin fermé : enfants menacés

Le Centre Expert Autisme du Limousin est définitivement fermé

Le Centre Expert Autisme du Limousin a été fermé définitivement le 1er juillet 2019 sur décision de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

C’était pourtant une réussite indiscutable puisque grâce à ce centre, la Haute-Vienne était depuis 2014 le seul département français qui assurait le diagnostic et la prise en charge de tous les enfants avec autisme de 0 à 6 ans. L’action du CEAL avait permis de multiplier le nombre d’enfants admis en classe de CP par 3,8 en deux ans. Les familles avaient largement manifesté leur satisfaction devant les progrès de leurs enfants.

Les conséquences de cette fermeture :

  • Pour le diagnostic, des retards supplémentaires alors que 300 personnes sont déjà en liste d’attente au CRA (Centre de Ressources Autisme du Limousin), et le recours à des services non spécialisés en autisme, pouvant entraîner des diagnostics erronés ou non posés.
  • Pour la prise en charge, des critères empêchent les enfants de plus de 4 ans d’être admis en SESSAD d’intervention intensive précoce. Environ 50 % des enfants avec autisme de 0 à 6 ans sont concernés.

Cette fermeture compromet l’avenir de ces enfants en matière de développement personnel et d’intégration scolaire et sociale. Ces conséquences s’ajoutent aux difficultés que les familles doivent affronter quotidiennement.

Autisme Limousin saisit le Tribunal Administratif

Face à cette situation préoccupante, l’association Autisme Limousin a déposé un recours devant le tribunal administratif de Bordeaux pour maintenir le bénéfice de l’intervention intensive précoce en faveur de tous les enfants avec autisme de 0 à 6 ans.

Autisme Limousin encourage tous les parents d’enfants concernés à contacter l’association, par téléphone au 06.61.50.18.42, par mail : avenirenfantsautistes@gmail.com, ou sur la page Facebook de l’association : Autisme-Limousin.

Fermeture définitive du Centre Expert Autisme du Limousin

Fermeture définitive du Centre Expert Autisme du Limousin

La fermeture définitive du Centre Expert Autisme du Limousin est effective depuis le 1er juillet 2019. Le Centre de Ressources Autisme (CRA) du Limousin assure désormais les diagnostics pour les enfants TSA, en plus de diagnostics adultes, alors que les SESSAD d’intervention précoce qui ont ouvert leurs portes à la même date assurent quant à eux la prise en charge des enfants.

Cette fermeture est brusque et définitive et n’a fait l’objet d’aucune annonce publique.

Les parents d’enfant suivis ou en liste d’attente ont reçu un courrier les prévenant que les dossiers sont transférés aux SESSAD d’intervention précoce. Ce courrier ne mentionne pas la limite d’âge à 4 ans pour l’admission en SESSAD.

C’est pourquoi nous invitons tous les parents en attente d’une prise en charge intensive précoce pour leur enfant à contacter les SESSAD d’intervention précoce :

Les places attribuées aux SESSAD sont suffisantes pour couvrir tous les besoins de la Haute-Vienne. Alors n’hésitez pas à faire les démarches pour votre enfant.

Autisme Limousin espère que tous les enfants concernés pourront bénéficier du suivi des SESSAD dans les meilleures conditions.

Pour une « école de la confiance » ne discriminant pas les élèves handicapés

Pour une « école de la confiance » ne discriminant pas les élèves handicapés

Le 17 mai, le Sénat a adopté l’amendement No. 323 à l’article L 112-1 du projet de loi dit « pour une école de la confiance » ainsi que d’autres dispositions mettant en péril l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap.

Venez signer la pétition sur change.org.

Vers une action juridique. Nous avons besoin de vous !

Vers une action juridique. Nous avons besoin de vous !

L’association Autisme Limousin, tout d’abord via son Collectif de Sauvegarde, a entrepris de nombreuses démarches ces dernières années afin que la qualité du Centre Expert Autisme Limousin (CEAL) soit préservée.

Pour rappel, le CEAL a été ouvert en 2014 à Limoges. Il s’agit alors d’un modèle innovant, expérimental, unique en France. Il vise à démontrer les bénéfices du diagnostic et prise en charges précoces basées sur la méthode de Denver, sans rupture de parcours, pour les enfants de 0 à 6 ans, et par une équipe formée par des professionnels internationaux.

Dès son démarrage, les résultats sont plus que probants et porteurs d’espoirs : le taux de scolarisation en CP a été multiplié par 3,1 ; le taux de diagnostic a atteint 100% pour les enfants nés en 2012 et il a été multiplié par 20 pour les enfants de moins de 6 ans… Les enfants évoluent rapidement et très favorablement…

Malheureusement, dès 2016 et contre toute attente, l’ARS Nouvelle Aquitaine planifie la remise en cause de l’organisation du CEAL sous couvert « d’inégalité territoriale ». Dans un premier temps, elle annonce un moratoire de l’extension initialement prévue sur la Corrèze et la Creuse ainsi qu ‘un moratoire du renouvellement des mises à disposition des personnels au sein du CEAL, engendrant une dégradation grave du service au fil des mois.

L’ARS annonce début 2017 le lancement d’une « mission d’appui ».

Face à l’absence de réponse de l’ARS aux questions des parents très inquiets de cette évolution, ceux-ci créent un Collectif et lancent en octobre 2017 une pétition (plus de 12 000 signataires).

Le rapport de la mission d’appui rendu en janvier 2018 préconise :

– la scission du diagnostic et des prises en charges, scission synonyme d’un allongement des délais et d’une rupture de parcours donc de pertes d’informations ;
– une réduction significative du budget aboutissant soit à l’exclusion de la moitié des enfants admis, soit à une réduction drastique de la qualité des prises en charge…

C’est la fin programmée du CEA dans sa configuration porteuse de progrès.

Ce rapport est surtout « bourré » d’erreurs et d’incohérences. Dans un premier temps, les parents en ont informé l’ARS qui n’a apporté aucune correction.

Répondant à une question orale devant l’Assemblée Nationale, la ministre de la Santé, Mme BUZYN, s’est exprimée sur la base de ce rapport, diffusant des informations faussées notamment sur le coût qui apparaissait totalement fantaisiste.

Les parents du Collectif ont alors adressé un courrier à Mme BUZYN démontrant l’ensemble des erreurs du rapport de la mission d’appui de l’ARS.

Mi-2018, l’ARS Nouvelle Aquitaine déclare finalement dans un communiqué de presse le maintien du financement. En dehors de la rupture de continuité, l’essentiel paraissait préservé…

Mais en plein mois d’août 2018, coup de théâtre ! L’ARS indique que l’intervention précoce serait finalement limitée aux enfants diagnostiqués avant l’âge de 4 ans, excluant de fait les enfants de 4 à 6 ans…soit la moitié des enfants ! Les 66 nouvelles places créées en SESSAD seraient donc pour moitié vides !

Face à cette inégalité engendrée dans le parcours des enfants et afin de ne laisser aucun d’entre eux sur le bord du chemin, les membres de l’association Autisme Limousin ainsi que trois familles, ont pris la décision d’engager une action juridique contre l’arrêté de l’ARS Nouvelle Aquitaine.

Représentés par Me Rafael SOLTNER, une requête a été déposée auprès du Tribunal Administratif de Bordeaux demandant l’annulation de l’arrêté dans un premier temps.

Si, vous aussi, vous vous sentez révoltés par cette profonde injustice, vous pouvez nous aider par vos dons à financer l’action juridique. Nous avons besoin de vous TOUS !

Votre don à Autisme Limousin ouvre droit à une réduction d’impôt de 66%.

Avec nos remerciements pour votre soutien

Les parents d’AUTISME LIMOUSIN

https://www.leetchi.com/c/action-juridique-autisme-limousin

Vu chez Mediapart : Le CEA aurait du servir d’exemple

Vu chez Mediapart : Le CEA aurait du servir d’exemple

Dans son article publié sur Mediapart, Jean Vinçot explique les tenants et aboutissants du 4ème plan autiste tout en ajoutant ses commentaires et étonnements.

Selon cet article, le Centre Expert Autisme du Limousin aurait pu servir de référence, sauf qu’il est actuellement démantelé, sans raison réelle et sérieuse.
Les solutions alternatives mises en place vont exclure les enfants diagnostiqués après 4 ans, ce qui va à l’encontre du discours politique de la ministre en charge du dossier.
Les actes sur le terrain ne correspondent pas au discours politique.

Il aurait fallu s’appuyer sur l’expérience du Centre Expert Autisme du Limousin, qui arrive à diagnostiquer précocement la presque intégralité des jeunes enfants autistes de la Haute-Vienne, pour mieux analyser les besoins d’accompagnement, très variables.

[…]

Je préférerai nettement que ce soit le secteur public qui assure cette fonction ! C’est le cas jusqu’à présent du Centre Expert Autisme du Limousin, avec l’appui du secteur médico-social.

[…]

Pourquoi l’ARS Nouvelle-Aquitaine a limité le diagnostic et l’intervention précoce aux moins de 4 ans dans son appel à projets, suite à la restructuration imposée au Centre Expert Autisme du Limousin ?


https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/030419/autisme-les-plate-formes-pour-les-enfants-avec-troubles-du-neurodeveloppement

Retrouvez l’ensemble de l’article sur mediapart : https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/030419/autisme-les-plate-formes-pour-les-enfants-avec-troubles-du-neurodeveloppement

France 3 fait la lumière sur la fermeture du CEA

France 3 fait la lumière sur la fermeture du CEA

Dans leur reportage diffusé pour la journée de l’autisme, France 3 Nouvelle-Aquitaine pointe le manque de moyens pour la prise en charge et dénonce la fermeture du Centre Expert Autisme.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/journee-mondiale-autisme-difficile-prise-charge-personnes-qui-souffrent-troubles-autistiques-1649258.html

Merci à France 3

France Bleu Limousin dénonce la fermeture du CEA

France Bleu Limousin dénonce la fermeture du CEA

France bleu Limousin a rencontré le Dr Macé, fondatrice du Centre Expert Autisme, lors de la journée mondiale de l’Autisme.

Il y est question du démantèlement et de la fermeture du Centre Expert, du problème induit sur la prise en charge des enfants de 4 et 6 ans, et de l’association Autisme Limousin.

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/la-fondatrice-du-centre-expert-autisme-de-limoges-denonce-une-fermeture-imminente-1554141860

Merci à France Bleu.